Le savon glissait encore humide entre mes doigts quand je l’ai posé sur le Porte-savon Drainant Joseph Joseph. Je suis partie sur six semaines de test avec deux savons artisanaux identiques d’environ 100 g. En tant que Rédactrice freelance spécialisée en soins naturels pour le magazine Soapy and Co, j’ai voulu voir ce que l’eau, le support et la ventilation changent vraiment. J’ai gardé un savon au lavabo, dans une salle très humide, et l’autre dans une pièce plus sèche.
Comment j’ai mis en place ce test dans mon quotidien
Je vis à deux, mon compagnon et moi, et mon appartement près de Montpellier m’a servi de terrain de test sans artifices. La salle de bain humide fait 4,8 m², avec une petite fenêtre et une douche utilisée plusieurs fois par jour. La vapeur y reste longtemps après le passage, et j’ai vite vu la buée se coller au miroir. L’autre salle de bain est plus sèche, plus ouverte, et je l’aère dès que j’y passe le matin.
J’ai choisi deux savons artisanaux rectangulaires de 100 g, issus du même lot, avec la même base végétale et la même forme. J’ai placé l’un sur un porte-savon drainant à rainures larges, et l’autre dans une coupelle en céramique plate. J’ai installé le support ajouré au lavabo, pour un usage quotidien, et la coupelle dans la salle la plus sèche. Ma Licence en sciences de la vie (Université de Montpellier, 2015) m’a appris à regarder la matière avant le discours, et je m’en suis servie ici.
J’ai noté l’état des pains tous les 2 à 3 jours, puis j’ai pesé chaque savon chaque vendredi après 10 minutes d’égouttage. J’ai regardé la forme, la fermeté au toucher et les bords, parce que le poids seul ne dit pas tout. J’ai aussi rincé les supports quand je voyais une trace de mousse, pour ne pas confondre drainage correct et support bouché. Mon but était simple : vérifier ce qui use le savon, et à quel moment la différence devient visible.
Les premières semaines m’ont révélé des surprises que je n’attendais pas
J’ai été convaincue dès les premiers jours par le contraste sous mes doigts. Le dessous du savon sur coupelle dans ma salle de bain humide était devenu une pâte blanche translucide. Celui sur porte-savon gardait une texture ferme malgré les éclaboussures. Sur la coupelle, j’ai vu un anneau de savon séché autour du bord et une petite flaque laiteuse au centre.
Je me suis retrouvée, au quatrième jour, à soulever le savon du support drainant parce qu’un côté semblait plus mou. J’ai cherché la cause, et j’ai trouvé une fine pellicule blanche dans les rainures. Le chiffon que j’ai utilisé pour essuyer le porte-savon est resté blanc et glissant, ce qui m’a montré que le drainage commençait à se boucher. J’ai alors compris qu’un support ajouré ne sert à rien si je le laisse s’encrasser.
J’étais sûre de moi au départ, parce que je pensais que la salle sèche gommerait presque tout écart. J’ai été frappée de voir que le savon sur porte-savon y gardait ses arêtes nettes, alors que celui en coupelle se creusait déjà. Le savon redevient ferme au toucher quand il a séché, et je l’ai senti très clairement après une nuit bien ventilée. Je suis devenue plus attentive aux angles, parce que ce sont eux qui trahissent la fonte avant le reste.
Au fil des semaines, les chiffres et l’usure ont confirmé mes observations
J’ai pesé les quatre pains à J7, J14, J21, J28, J35 et J42, toujours après le même temps d’égouttage. Dans la salle humide, le savon en coupelle est passé de 100 g à 67 g en trois semaines, puis à 41 g à six semaines. Sur le porte-savon drainant, j’ai noté 82 g à J21 et 61 g à J42. Dans la salle plus sèche, les deux pains ont mieux tenu, mais l’écart est resté net.
Après trois semaines, le savon dans la coupelle humide avait perdu presque une bonne moitie de son poids initial. Celui sur porte-savon drainant ne dépassait pas un tiers environ de perte. J’ai aussi vu les angles s’arrondir plus vite sur la coupelle, alors que le savon sec gardait mieux sa géométrie. Le fond du savon prenait une texture de pâte blanche molle alors que le dessus restait ferme, et ce contraste m’a servi d’alerte.
J’ai remarqué une odeur de savon humide surtout autour de la coupelle, après les douches du soir. Les résidus formaient un dépôt un peu gras, puis une mousse figée au fond. Dans la salle de bain la plus utilisée, mon compagnon et moi, sans enfants, avons accéléré l’usure sans même nous en rendre compte. Je l’ai vu très vite, parce que le savon colle aux doigts alors qu’il était ferme la veille.
Ce que j’ai appris sur les erreurs à éviter et les ajustements nécessaires
J’ai noté plusieurs erreurs répétées pendant le test, et je les ai vues jouer tout de suite sur la matière. Poser le savon directement dans une coupelle plate juste après la douche le rend mou au fond. Laisser le porte-savon sous le jet ou sur un rebord éclaboussé fait fondre le savon sur un côté. Ne pas décoller le pain du support maintient la base humide et finit en pâte blanche.
- J’ai vu le savon basculer quand il était trop petit pour le support, et les bords se sont usés par frottement.
- J’ai laissé des rainures se boucher une fois, et la pellicule de savon a ralenti l’écoulement en moins de 48 heures.
- J’ai retrouvé des copeaux coincés dans les ouvertures du porte-savon, puis une bouillie impossible à récupérer.
- J’ai noté qu’une coupelle jolie mais sans vraie évacuation garde une flaque au centre.
- J’ai compris qu’un savon posé sans être décollé un peu après usage reste collé et se ramollit.
Après ce constat, j’ai déplacé le savon sur un porte-savon ajouré et j’ai rincé le support à chaque nettoyage. J’ai aussi sorti le pain de la zone de ruissellement direct, ce qui a limité le ramollissement asymétrique. Le dessous est resté plus ferme, et le savon a gardé sa forme plus longtemps. Mon travail de Rédactrice freelance spécialisée en soins naturels pour le magazine Soapy and Co m’a appris que le drainage ne sert que si je l’entretiens.
Je garde aussi en tête les repères de l’ANSM sur les gestes doux et le contact prolongé avec l’eau. Ici, je parle du savon et de son support, mais je m’arrête dès que la peau réagit mal. Pour une irritation qui persiste, je laisse le sujet à un dermatologue, parce que ce test ne dit rien du médical. L’Observatoire des Cosmétiques m’a aussi servi de repère pour rester sobre sur les promesses et regarder le support pour ce qu’il fait vraiment.
Au bout de six semaines, voilà ce que j’en retiens vraiment
Sur mes 42 jours de test, j’ai vu un écart clair entre les supports. Le savon en coupelle humide a tenu 23 jours avant de devenir franchement mou au fond, tandis que le même savon sur porte-savon drainant a tenu 47 jours. Le savon dure environ deux fois plus longtemps sur un porte-savon drainant que dans une coupelle plate. L’entretien régulier du support est nécessaire pour éviter le ramollissement localisé.
Dans notre foyer à deux, mon compagnon et moi, j’ai gardé le porte-savon drainant pour le lavabo principal. J’ai réservé la coupelle aux endroits plus secs, où l’eau ne stagne pas après le passage. Pour quelqu’un qui accepte de rincer le support au quotidien, le drainant me paraît nettement plus fiable. Pour quelqu’un qui cherche juste un joli reposoir sans suivi, j’ai vu que la coupelle finit par coûter plus de savon.
Je ne mettrais pas un savon très tendre dans une coupelle fermée, parce que mon test a montré une fonte trop rapide. Je préfère, dans ce cas, un porte-savon sur pied, un support ventilé en bois, ou un savon découpé en morceaux plus petits. Je suis rentrée de ce test avec une idée simple : l’environnement change vraiment la durée de vie du pain, et la différence se voit à l’œil nu. Sur mon étagère, le Porte-savon Drainant Joseph Joseph reste celui qui a le mieux tenu la route.


